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Chanson des escargots qui vont à l'enterrement À l'enterrement d'une feuille morte Deux escargots s'en vont Ils ont la coquille noire Du crêpe autour des cornes Ils s'en vont dans le soir Un très beau soir d'automne Hélas quand ils arrivent C'est déjà le printemps Les feuilles qui étaient mortes Sont toutes ressuscitées Et les deux escargots Sont très désappointés Mais voilà le soleil Le soleil qui leur dit Prenez prenez la peine La peine de vous asseoir Prenez un verre de bière Si le coeur vous en dit Prenez si ça vous plaît L'autocar pour Paris Il partira ce soir Vous verrez du pays Mais ne prenez pas le deuil C'est moi qui vous le dit Ça noircit le blanc de l'oeil Et puis ça enlaidit Les histoires de cercueils C'est triste et pas joli Reprenez vos couleurs Les couleurs de la vie Alors toutes les bêtes Les arbres et les plantes Se mettent à chanter À chanter à tue-tête La vraie chanson vivante La chanson de l'été Et tout le monde de boire Tout le monde de trinquer C'est un très joli soir Un joli soir d'été Et les deux escargots S'en retournent chez eux Ils s'en vont très émus Ils s'en vont très heureux Comme ils ont beaucoup bu Ils titubent un petit peu Mais là-haut dans le ciel La Lune veille sur eux. Jacques Prévert ("Paroles") - Respecter la ponctuation originale de ce texte, il n'y a que le point final.

Poèmes d'automne
 

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Dormeuse Si l’enfant sommeille, Il verra l’abeille, Quand elle aura fait son miel, Danser entre terre et ciel. Si l’enfant repose, Un ange tout rose, Que la nuit seule on peut voir, Viendra lui dire : « Bonsoir. » Si l’enfant est sage, Sur son doux visage, La vierge se penchera, Et longtemps lui parlera. Si mon enfant m’aime, Dieu dira lui-même : J’aime cet enfant qui dort ; Qu’on lui porte un rêve d’or. Fermez ses paupières, Et sur ses prières, De mes jardins pleins de fleur Faites glisser les couleurs. Ourlez-lui des langes, Avec vos doigts d’anges, Et laissez sur son chevet, Pleuvoir votre blanc duvet. Mettez-lui des ailes Comme aux tourterelles, Pour venir dans mon soleil, Danser jusqu’à son réveil ! Qu’il fasse un voyage, Aux bras d’un nuage, Et laissez-le, s’il lui plaît, Boire à mes ruisseaux de lait ! Donnez-lui la chambre De perles et d’ambre, Et qu’il partage en dormant, Nos gâteaux de diamant ! Brodez-lui des voiles, Avec mes étoiles, Pour qu’il navigue en bateau, Sur mon lac d’azur et d’eau ! Que la lune éclaire, L’eau pour lui plus claire, Et qu’il prenne au lac changeant, Mes plus fins poissons d’argent ! Mais je veux qu’il dorme, Et qu’il se conforme, Au silence des oiseaux Dans leurs maisons de roseaux ! Car si l’enfant pleure, On entendra l’heure, Tinter partout qu’un enfant, A fait ce que Dieu défend ! L’écho de la rue, Au bruit accourue, Quand l’heure aura soupiré Dira : L’enfant a pleuré ! Et sa tendre mère, Dans sa nuit amère, Pour son ingrat nourrisson, Ne saura plus de chanson ! S’il brame, s’il crie, Par l’aube en furie, Ce cher agneau révolté, Sera peut-être emporté ! Un si petit être, Par le toit peut-être, Tout en criant, s’en ira, Et jamais ne reviendra ! Qu’il rôde en ce monde, Sans qu’on lui réponde ; Jamais l’enfant que je dis, Ne verra mon paradis ! Oui ! mais s’il est sage, Sur son doux visage, La vierge se penchera, Et longtemps lui parlera ! Marcelline Desbordes-Valmore (1786-1859)

»Alors Almitra parla, disant:« Nous demanderions maintenant de la mort. Et il a dit: Vous sauriez le secret de la mort. Mais comment le trouveriez-vous si vous ne le cherchiez pas au cœur de la vie? Le hibou dont les yeux de nuit sont aveugles au jour ne peut pas dévoiler le mystère de la lumière. Si vous voyez effectivement l'esprit de la mort, ouvrez votre cœur vers le corps de la vie. Car la vie et la mort sont une, comme le fleuve et la mer sont un. Dans la profondeur de vos espérances et de vos désirs se trouve votre connaissance silencieuse de l'au-delà; Et comme des semences qui rêvent sous la neige, votre cœur rêve de printemps. Confiez les rêves, car en eux est cachée la porte de l'éternité. Votre crainte de la mort n'est que le tremblement du berger quand il se tient devant le roi dont la main doit être déposée sur lui en honneur. Le pasteur ne sera-t-il pas joyeux sous son tremblement, afin qu'il porte la marque du roi? Mais n'est-il pas plus conscient de son tremblement? Car qu'est-ce que de mourir, mais de se tenir nu dans le vent et de se fondre dans le soleil? Et qu'est-ce qui doit cesser de respirer, mais de libérer le souffle de ses marées agitées, afin qu'elle puisse s'élever et s'étendre et chercher Dieu sans encombre? Ce n'est que lorsque vous buvez du fleuve du silence que vous chanterez. Et quand vous aurez atteint le sommet de la montagne, vous commencerez à monter. Et quand la terre réclamera vos membres, alors vous dansez vraiment. Mort Xxvii Khalil Gibran "

 
 
 

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