X
Anytimemessage App
dasdasd
 
 

Je pleurs ma naissance , Je pleurs ma présence Je cris mon enfance, Sans avancer j'avance J'éprouve du désespoir, on m'aspire vers le trou noir Une douleur immense, Une atroce souffrance Se propage dans mon cœur, Sa m'aspire droit vers le malheur Je ne vie pas, Je survie Les échecs, la solitude ralentissent mes pas Mon souffle diminue, Je m'abandonne à la tristesse Je ne me bas plus, La tristesse est ma maitresse

Poèmes de rupture de coeur
 

AUTRES MESSAGES QUE VOUS SEREZ INTERESS�S

 

À Théophile Gautier Auguste Lacaussade Poète ! ta ferveur fait grande ta mémoire. Absorbé tout entier dans ton culte béni, Tu préféras la Muse à tout, même à la gloire, Maître ! qui dans ton art égalas Cellini. Amours, honneurs, trésors, tout ce que l’homme envie, Moins qu’un beau vers touchaient ton cœur épris du beau. A tout indifférent, tu passas dans la vie L’âme et les yeux fixés sur l’idéal flambeau. Tu ne savais rien voir qu’au jour de sa lumière ; Tu voulais beau le bien et belle la vertu. Diamant affranchi de sa gangue première, Le vrai ne te charmait que de beauté vêtu. Des rythmes d’or portant allègrement la chaîne, Tu ciselais en vers ton rêve et ton ardeur. Ton esprit pur de fiel ne connut qu’une haine, Cette haine du Mal que trahit sa laideur. Comme l’abeille au lys, l’expression heureuse, Rimes et mots ailés, accourait à ta voix. L’image éblouissait dans ta strophe nombreuse, Mes mètres se teignaient de pourpre sous tes doigts. Le nombre et la couleur, le rythme au long vocable Épousaient dans ton vers la ligne au fier contour. La forme avait ton culte, ô poète impeccable ! Et de ses dons la forme a payé ton amour. Artiste exquis, tu fus un ouvrier modèle : Patient, obstiné, tendant sans cesse au mieux, Ta pensée et ton cœur, sous ton pinceau fidèle, En de vivants tableaux se traduisaient aux yeux. Ta parole peignait ; pour toi l’inexprimable N’existait pas ; les mots t’obéissaient, soumis. Mais sévère à toi seul, Maître ! ta force aimable Accueillait tout effort de ses bravos amis. Dans tes savantes mains la plume du critique Conseillait sans blesser. Ta clémente équité Savait mêler l’éloge au blâme sympathique : Tu fus doux dans ta force et grand dans ta bonté. Et tu pars, et la tombe a clos ta destinée ; Mais de la lice au moins tu sors ayant vaincu. Tu peux croiser tes bras, ton œuvre est terminée, Maître ! et tu n’es pas mort, toi, sans avoir vécu ! Comme un fleuve dont l’eau féconde au loin les plages, Pars du sol des vivants sans remords ni regrets : Tu laisses après toi d’harmonieux feuillages ; L’oiseau du souvenir chante dans ton cyprès. La Muse romantique au front ceint d’hyacinthe, Évoquant en son deuil les chants où tu survis, Debout, veille sur toi, dans l’attitude sainte D’une mère pleurant au tombeau de son fils. Près d’elle je viendrai dans mes ferveurs discrètes Méditer sur ta tombe, au pied des saules verts ; Et, visiteur pieux, sur tes cendres muettes, Fleurs d’un cœur qui t’aima, j’effeuillerai mes vers. Auguste Lacaussade, Les Automnales (1876)

 
 
 

Cat�gories populaires