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dasdasd
 
 

«Je sens le Printemps loin, loin, Le faible parfum lointain de bourgeon et de feuille - Oh, comment le printemps peut-il prendre le coeur à venir Pour un monde en deuil, Douleur profonde? Le soleil tourne au nord, les jours grandissent, Plus tard, l'étoile du soir devient plus lumineuse - Comment la lumière du jour peut-elle persister Pour les hommes à combattre, Encore se battre? L'herbe se réveille dans le sol, Bientôt il se lèvera et soufflera dans les vagues - Comment peut-elle avoir le coeur à balancer Sur les tombes, De nouvelles tombes? Sous les branches où les amants marchent Les fleurs de pomme vont verser leur souffle - Mais qu'est-ce que de tous les amoureux maintenant Partagé par la mort, Mort grise? Le printemps en temps de guerre Sara Teasdale "

Poèmes de guerre
 

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"Les choses sans couleurs Venez sans saveurs Gens impitoyables aujourd'hui Sont les faveurs d'hier Hérite de ce que vous donnerez Être un digne sauveur Sommeil sur le côté de votre mensonge non-dit Protéger contre l'exposition avec un oeil ouvert Quand la miséricorde ne se trouve pas dans ton cœur Ne cherche pas dans les cieux au-dessus du ciel Le temps passe vite mais lentement jour après jour Faites votre appel noir ou blanc il n'y a pas de gris Quand les coeurs sont le jeu, ce n'est plus un jeu Voici l'échec parce que seuls les lâches vivent dans la honte La solitude est creuse comme le vide du silence La compagnie s'entend comme le bruit des sirènes Essayer n'est pas assez quand vous continuez à échouer Aimer vous semble difficile quand vous continuez à se faner Tomber dans chaque fissure de chaque coeur brisé À la recherche du noyau de leur misère en cours Essayant désespérément de le séparer Acceptant leurs accusations pour la conspiration Quand la lumière se lève tout l'effort serait allé Comme des étoiles qui brillent toute la nuit, ils iront à l'aube Laisser le monde se viser un instant sans nous Promesses de bonheur éternel Faire mes yeux transpirer la compassion Rêver d'un avenir agréable Colorer les choses avec votre saveur Faveur de demain après hier Une pensée profonde montrera son sens Laver le pire de l'amour par la passion Triomphe de la douleur, tu es ton propre sauveur Je n'ai pas écrit de mots plutôt que de soins Car la personne m'a emprisonné au moment où nous avons regardé Une épidémie de sentiments envahit mes sens Me rendant plus fort mais me mettant pour la plupart Le moment magique de votre présence me rend paralysé Avec le charme de votre voix me faire hypnotiser Mes mots se heurtent pour ne pas composer une chanson Mais pour être délivré par la langue agréable ... "

Les Pâques à New York Seigneur, c’est aujourd’hui le jour de votre Nom, J’ai lu dans un vieux livre la geste de votre Passion Et votre angoisse et vos efforts et vos bonnes paroles Qui pleurent dans un livre, doucement monotones. Un moine d’un vieux temps me parle de votre mort. Il traçait votre histoire avec des lettres d’or Dans un missel, posé sur ses genoux, Il travaillait pieusement en s’inspirant de Vous. A l’abri de l’autel, assis dans sa robe blanche, Il travaillait lentement du lundi au dimanche. Les heures s’arrêtaient au seuil de son retrait. Lui, s’oubliait, penché sur votre portrait. A vêpres, quand les cloches psalmodiaient dans la tour, Le bon frère ne savait si c’était son amour Ou si c’était le Vôtre, Seigneur, ou votre Père Qui battait à grands coups les portes du monastère. Je suis comme ce bon moine, ce soir, je suis inquiet. Dans la chambre à côté, un être triste et muet Attend derrière la porte, attend que je l’appelle ! C’est Vous, c’est Dieu, c’est moi, - c’est l’Eternel. Je ne Vous ai pas connu alors, - ni maintenant. Je n’ai jamais prié quand j’étais un petit enfant. Ce soir pourtant je pense à Vous avec effroi. Mon âme est une veuve en deuil au pied de votre Croix ; Mon âme est une veuve en noir, - c’est votre Mère Sans larme et sans espoir, comme l’a peinte Carrière. Je connais tous les Christs qui pendent dans les musées ; Mais Vous marchez, Seigneur, ce soir à mes côtés. Je descends à grands pas vers le bas de la ville, Le dos voûté, le cœur ridé, l’esprit fébrile. Votre flanc grand-ouvert est comme un grand soleil Et vos mains tout autour palpitent d’étincelles. Les vitres des maisons sont toutes pleines de sang Et les femmes, derrière, sont comme des fleurs de sang, D’étranges mauvaises fleurs flétries, des orchidées, Calices renversés ouvert sous vos trois plaies. Votre sang recueilli, elles ne l’ont jamais bu. Elles ont du rouge aux lèvres et des dentelles au cul. Les fleurs de la passion sont blanches comme des cierges, Ce sont les plus douces fleurs au Jardin de la Bonne Vierge. C’est à cette heure-ci, c’est vers la neuvième heure Que votre tête, Seigneur, tomba sur votre Cœur. Je suis assis au bord de l’océan Et je me remémore un cantique allemand, Où il est dit, avec des mots très doux, très simples, très purs, La beauté de votre Face dans la torture. Dans une église, à Sienne, dans un caveau, J’ai vu la même Face, au mur, sous un rideau. Et dans un ermitage, à Bourrié-Wladislasz, Elle est bossuée d’or dans une châsse. De troubles cabochons sont à la place des yeux Et des paysans baisent à genoux Vos yeux. Sur le mouchoir de Véronique Elle est empreinte Et c’est pourquoi Sainte Véronique est votre sainte. C’est la meilleure relique promenée par les champs, Elle guérit tous les malades, tous les méchants. Elle fait encore mille et mille autres miracles, Mais je n’ai jamais assisté à ce spectacle. Peut-être que la foi me manque, Seigneur, et la bonté Pour voir ce rayonnement de votre Beauté. Pourtant, Seigneur, j’ai fait un périlleux voyage Pour contempler dans un béryl l’intaille de votre image. Faites, Seigneur, que mon visage appuyé dans mes mains Y laisse tomber le masque d’angoisse qui m’étreint. Faites, Seigneur, que mes deux mains appuyées sur ma bouche N’y lèchent pas l’écume d’un désespoir farouche. Je suis triste et malade. Peut-être à cause de Vous, Peut-être à cause d’un autre. Peut-être à cause de Vous. Seigneur, la foule des pauvres pour qui vous fîtes le Sacrifice Est ici, parquée, tassée, comme du bétail, dans les hospices. D’immenses bateaux noirs viennent des horizons Et les débarquent, pêle-mêle, sur les pontons. Il y a des Italiens, des Grecs, des Espagnols, Des Russes, des Bulgares, de Persans, des Mongols. Ce sont des bêtes de cirque qui sautent les méridiens. On leur jette un morceau de viande noire, comme à des chiens. C’est leur bonheur à eux que cette sale pitance. Seigneur, ayez pitié des peuples en souffrance. Seigneur, dans le ghetto, grouille la tourbe des Juifs Ils viennent de Pologne et sont tous fugitifs. Je le sais bien, ils ont fait ton Procès ; Mais je t’assure, ils ne sont pas tout à fait mauvais. Ils sont dans des boutiques sous des lampes de cuivre, Vendent des vieux habits, des armes et des livres. Rembrandt aimait beaucoup les peindre dans leurs défroques. Moi, j’ai ce soir marchandé un microscope. Hélas ! Seigneur, Vous ne serez plus là, après Pâques ! Seigneur, ayez pitié des Juifs dans les baraques. Seigneur, les humbles femmes qui vous accompagnèrent à Golgotha Se cachent. Au fond des bouges, sur d’immondes sophas, Elles sont polluées par la misère des hommes. Des chiens leur ont rongé les os, et dans le rhum Elles cachent leur vice endurci qui s’écaille. Seigneur, quand une de ces femmes parle, je défaille. Je voudrais être Vous pour aimer les prostituées. Seigneur, ayez pitié des prostituées. Seigneur, je suis dans le quartier des bons voleurs,? Des vagabonds, des va-nu-pieds, des recéleurs. ?Je pense aux deux larrons qui étaient avec vous à la Potence, ?Je sais que vous daignez sourire à leur malchance.? Seigneur, l’un voudrait une corde avec un noeud au bout, ?Mais ça n’est pas gratis, la corde, ça coûte vingt sous. ?Il raisonnait comme un philosophe, ce vieux bandit. ?Je lui ai donné de l’opium pour qu’il aille plus vite en paradis.? Je pense aussi aux musiciens des rues,? Au violoniste aveugle, au manchot qui tourne l’orgue de Barbarie, ?A la chanteuse au chapeau de paille avec des roses de papier ;? Je sais que ce sont eux qui chantent durant l’éternité.? Seigneur, faites-leur l’aumône, autre que la lueur des becs de gaz, ?Seigneur, faites-leur l’aumône de gros sous ici-bas.? Seigneur, quand vous mourûtes, le rideau se fendit,? Ce qu’on vit derrière, personne ne l’a dit.? La rue est dans la nuit comme une déchirure? Pleine d’or et de sang, de feu et d’épluchures.? Ceux que vous avez chassé du temple avec votre fouet,? Flagellent les passants d’une poignée de méfaits. ?L’Etoile qui disparut alors du tabernacle,? Brûle sur les murs dans la lumière crue des spectacles. ?Seigneur, la Banque illuminée est comme un coffre-fort,? Où s’est coagulé le Sang de votre mort. ?Les rues se font désertes et deviennent plus noires.? Je chancelle comme un homme ivre sur le trottoir.? J’ai peur des grands pans d’ombre que les maisons projettent.?j’ai peur. Quelqu’un me suit. Je n’ose tourner la tête. ?Un pas clopin-clopant saute de plus en plus près. ?J’ai peur. J’ai le vertige. Et je m’arrête exprès. ?Un effroyable drôle m’a jeté un regard? Aigu, puis a passé, mauvais comme un poignard.? Seigneur, rien n’a changé depuis que vous n’êtes plus Roi. Le mal s’est fait une béquille de votre croix

 
 
 

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