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L'albatros de Charles Baudelaire Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, Qui suivent, indolents compagnons de voyage, Le navire glissant sur les gouffres amers. A peine les ont-ils déposés sur les planches, Que ces rois de l'azur maladroits et honteux, Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches Comme des avirons trainer à côté d'eux. Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule ! Lui naguère si beau, qu'il est comique et laid ! L'un agace son bec avec un brûle-gueule, L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait ! Le Poète est semblable au prince des nuées Qui hante la tempête et se rit de l'archer; Exilé sur le sol au milieu des huées, Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.

Poèmes de mariage
 

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«Je suis malade d'être un homme. Et il arrive que je marche dans tailorshops et le film Maisons Séché, étanche, comme un cygne fait de feutre Mon chemin dans une eau de ventres et de cendres. L'odeur des coiffeurs me fait rougir sanglots. La seule chose que je veux, c'est de rester encore comme des pierres ou de la laine. La seule chose que je veux, c'est de ne voir plus de magasins, pas de jardins, Pas plus de marchandises, pas de lunettes, pas d'ascenseurs. Il se trouve que je suis malade de mes pieds et de mes ongles Et mes cheveux et mon ombre. Je suis malade d'être un homme. Encore ce serait merveilleux De terrifier un commis de loi avec un lis de coupe, Ou tuer une religieuse avec un coup sur l'oreille. Ce serait génial À traverser les rues avec un couteau vert Laissant sortir des cris jusqu'à ce que je meurs du froid. Je ne veux pas continuer à être une racine dans l'obscurité, Incertain, étendu, frissonnant de sommeil, Allant vers le bas, dans les tripes humides de la terre, Prendre et penser, manger tous les jours. Je ne veux pas tant de misère. Je ne veux pas continuer comme une racine et une tombe, Seul sous terre, un entrepôt de cadavres, À demi gelé, mourant de chagrin. C'est pourquoi lundi, quand il me voit venir Avec mon visage de condamné, brille comme l'essence, Et il hurle sur son chemin comme une roue blessée, Et laisse des traces pleines de sang chaud menant vers le nuit. Et il me pousse dans certains coins, dans certains humide Maisons, Dans les hôpitaux où les os volent par la fenêtre, Dans les magasins de chaussures qui sentent le vinaigre, Et certaines rues hideuses comme des fissures dans la peau. Il y a des oiseaux de couleur soufrée et des intestins hideux Suspendu aux portes des maisons que je déteste, Et il ya des dents fausses oubliées dans une cafetière, Il y a des miroirs Qui aurait dû pleurer de la honte et de la terreur, Il ya des parapluies partout, et des venins, et ombilicaux Cordons. Je me promène sereinement, avec mes yeux, mes chaussures, Ma rage, oubliant tout, Je marche, traversant des immeubles de bureaux et des magasins, Et les cours avec lavage suspendu à la ligne: Sous-vêtements, serviettes et chemises dont lente Les larmes sales tombent.

 
 
 

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