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Une poésie, c'est un sourire un jour de pluie,
L'amour, un poème qui se récite chaque jour.

Courts poèmes d'amour
 

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Titre : L'Amour de l'Amour Poète : Germain Nouveau (1851-1920) Recueil : La doctrine de l'amour (1881). I. Aimez bien vos amours ; aimez l'amour qui rêve Une rose à la lèvre et des fleurs dans les yeux ; C'est lui que vous cherchez quand votre avril se lève, Lui dont reste un parfum quand vos ans se font vieux. Aimez l'amour qui joue au soleil des peintures, Sous l'azur de la Grèce, autour de ses autels, Et qui déroule au ciel la tresse et les ceintures, Ou qui vide un carquois sur des coeurs immortels. Aimez l'amour qui parle avec la lenteur basse Des Ave Maria chuchotés sous l'arceau ; C'est lui que vous priez quand votre tête est lasse, Lui dont la voix vous rend le rythme du berceau. Aimez l'amour que Dieu souffla sur notre fange, Aimez l'amour aveugle, allumant son flambeau, Aimez l'amour rêvé qui ressemble à notre ange, Aimez l'amour promis aux cendres du tombeau ! Aimez l'antique amour du règne de Saturne, Aimez le dieu charmant, aimez le dieu caché, Qui suspendait, ainsi qu'un papillon nocturne, Un baiser invisible aux lèvres de Psyché ! Car c'est lui dont la terre appelle encore la flamme, Lui dont la caravane humaine allait rêvant, Et qui, triste d'errer, cherchant toujours une âme, Gémissait dans la lyre et pleurait dans le vent. Il revient ; le voici : son aurore éternelle A frémi comme un monde au ventre de la nuit, C'est le commencement des rumeurs de son aile ; Il veille sur le sage, et la vierge le suit. Le songe que le jour dissipe au coeur des femmes, C'est ce Dieu. Le soupir qui traverse les bois, C'est ce Dieu. C'est ce Dieu qui tord les oriflammes Sur les mâts des vaisseaux et des faîtes des toits. Il palpite toujours sous les tentes de toile, Au fond de tous les cris et de tous les secrets ; C'est lui que les lions contemplent dans l'étoile ; L'oiseau le chante au loup qui le hurle aux forêts. La source le pleurait, car il sera la mousse, Et l'arbre le nommait, car il sera le fruit, Et l'aube l'attendait, lui, l'épouvante douce Qui fera reculer toute ombre et toute nuit. Le voici qui retourne à nous, son règne est proche, Aimez l'amour, riez ! Aimez l'amour, chantez ! Et que l'écho des bois s'éveille dans la roche, Amour dans les déserts, amour dans les cités ! Amour sur l'Océan, amour sur les collines ! Amour dans les grands lys qui montent des vallons ! Amour dans la parole et les brises câlines ! Amour dans la prière et sur les violons ! Amour dans tous les coeurs et sur toutes les lèvres ! Amour dans tous les bras, amour dans tous les doigts ! Amour dans tous les seins et dans toutes les fièvres ! Amour dans tous les yeux et dans toutes les voix ! Amour dans chaque ville : ouvrez-vous, citadelles ! Amour dans les chantiers : travailleurs, à genoux ! Amour dans les couvents : anges, battez des ailes ! Amour dans les prisons : murs noirs, écroulez-vous ! II. Mais adorez l'Amour terrible qui demeure Dans l'éblouissement des futures Sions, Et dont la plaie, ouverte encor, saigne à toute heure Sur la croix, dont les bras s'ouvrent aux nations. Germain Nouveau.

"Étranger Par Ghegi25 Je me tiens devant le miroir Et essuyez le brouillard Ma vision est encore brumeuse De me débarrasser de cette façon Mes cheveux sont tous dans des enchevêtrements Mes yeux sont pleins de larmes J'essuie les larmes chaudes Comme si j'essayais de me débarrasser de mes peurs J'ai honte de ce que j'ai fait Mais ça me fait encore plus mal Je ne peux pas me faire arrêter de le faire Même si je sais ce qui est en magasin Il a pris sur mon esprit Il ronge mon âme Ma gorge brûle de colère Alors que mon estomac grogne encore plus Je regarde encore dans le miroir Pourtant je ne sais pas qui je vois Tout ce que je sais Est-ce que cette vision triste ne pourrait pas être moi Je saisis le bord du comptoir Si bien que mes jointures deviennent blanches Je veux crier dans la colère A cette horrible vue C'est ta faute, je siffle Que je me le fasse Si seulement vous ne regardez pas de cette façon Je serais en meilleure santé Je recouvre l'image dans le miroir Avec la paume de ma main Et notez une coupure sur mon doigt Que je ne savais pas que j'avais Je saisis ma main en colère Ou est-ce plus comme une peur Je suis tellement choqué Voir cette vue Je ris et puis je pleure Puis s'écrouler au sol Soudain conscient de mon problème Comme je n'ai jamais été avant Comment cela m'arrive-t-il? Comment est-ce que je suis devenu une statistique? Je pensais que j'étais fort, Je pensais que j'étais mieux que ça Ma tête palpite de colère Ma gorge brûle de douleur Mon doigt perd une goutte de sang Et Rien n'est ce que j'ai gagné "

 
 
 

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